Demain Je Pars... - Laurent Leoncini

Demais je Pars - Laurent Leoncini


Je ne sais pas comment commencer. Comment vous faire comprendre. 
Quand vous êtes à la mer, à l'océan, et que vous prenez une vague en plein fouet. Ce n'est pas très agréable, si elle était forte elle peut même laisser des séquelles. Mais elle apprend. Elle vous apprend à écouter la mer et à faire attention.
C'est un peu la même chose avec ce livre. Il nous apprend. Il nous apprend tant de choses... Même si je vous le disais, vous ne comprendriez pas. Il faut le vivre.

Sur les premières pages, l'auteur à fait naître une flamme. Au fur et à mesure, il la nourrit, lui donne de l'espoir. Cette flamme est la lumière qui vous permet de continuer quand il fait noir. Quand vous refermez ce livre, la flamme est là, prête à exploser. Laisser la exploser. Vous pourrez alors danser et voir vraiment ce qu'il y a autour de vous. Tout ce que vous pouvez faire.

Les personnages se posent beaucoup de questions. La question principale est celle que nous nous posons tous : et si demain j'arrêtais tout, pour commencer une nouvelle vie, une vie où il n'y aurait pas de routine ?
Cette phrase seule m'a donnée l'eau à la bouche... Et j'ai eu ma réponse. Je ne vous la donnerai pas. Si je vous explique, vous le saurez mais vous ne comprendrez pas. Vous devez le comprendre et le découvrir par vous même, et pour ça, il faut le lire.
Mais les personnages se posent tellement d'autres questions... Celles que je me suis posée toute ma vie. Je ne quittais plus des yeux le livre, les pages tournaient toutes seules, je ne vivais plus que dans les personnages, le reste n'avait aucune importance. Ils vivaient ce que j'avais toujours voulu vivre. Soit ça se termine bien et je fais la même chose. Peut-être tout abandonner. Soit ça se termine mal et j'accepte la dure routine. Vous découvrirez plus tard que ce n'est pas aussi simple que ça.
Cette histoire est un récit à double-fond. Il y a deux personnages : une femme et un homme. Le début du livre m'a choquée. A part Harry Potter et d'autre dystopies, je ne me suis jamais mise dans la peau d'un personnage masculin. Mais il se posait toutes ces questions... C'était impossible de ne pas m'identifier et comprendre.

Mais quand ça arrive...
Tout était paisible. Tout au long du livre, je me suis dit, ça va tomber. Je vais pleurer. A un moment j'ai lâché. J'ai cru que ça pouvait marcher. Que tout aller ce passait bien. Et j'ai pleuré. Parce que tout ne s'est pas bien passé. Mes yeux continuaient à lire mais je n'en avais pas besoin. Je vivais la chose en même temps que le personnage.
J'en ai terriblement voulu à l'auteur. Ça fait trois jours que j'ai terminé le livre. J'ai tellement pleuré que je ne pouvais pas écrire cette chronique, je ne pouvais accepter. Je me sentais légère, tellement légère, j'avais l'impression de flotter. Mais mon coeur était de plomb. Il me fait très mal toujours. Parce qu'en plus du livre, je me suis souvenue. De mon histoire personnelle. Les blessures se sont rouvertes... Pour mieux guérir. Je ne suis toujours pas entièrement guérie. Pour ça, il faudra encore beaucoup de livres. Et encore. Je crois que j'aurais toujours, toujours mal.
Mais ce livre m'a permis d'accepter en partie. J'ai pris une valise. J'y ai mis toutes les choses auxquelles il tenait. Toutes ces choses qu'il m'a offertes, toutes ces choses pour lesquelles il m'aimait. J'ai fermé la valise.

Le froid me rend malade. Je ne vais jamais à la montagne, je vis dans le sud de la France et je ne supporte pas d'être malade, blessée ou qu'il fasse froid. Le livre m'a emmener dans les îles. Il m'a permis de m'envoler. Je ne pense pas que j'oublierai. Mais si je le fais, je relirai le livre. Pour me souvenir.

J'ai pris ma valise et je me suis envolée vers le soleil, la mer, l'espoir.